Les enfants, les parents.

The Cathedral of Veliko Tarnovo, and it's soviet-era murals

The Cathedral of Veliko Tarnovo, and it’s soviet-era murals

FR

En attendant le prochain article, je vous laisse une tranche de vie.

J’étais assis dans une cathédrale assez touristique à Veliko Tarvono, en Bulgarie. Tout son intérieur est peint d’un style bien propre à l’ère soviétique. C’est captivant. Des scènes de l’histoire Bulgare y sont représentées.

Une famille française entre. Ils s’assoient à mes côtés. Deux parents, deux enfants, environ 3 et 5 ans. Le plus vieux regarde les murs et se questionne. J’écoute en silence.

« Papa, les gens ils font la guerre.

Silence.

-Papa, il y a beaucoup de guerre ici?

-Il y en a eu beaucoup oui. »

-Papa, pourquoi les gens ils faisaient la guerre?

Silence.

-Pour la religion.

-Et Papa, en France il y a de la guerre?

-T’es chiant avec tes questions. »

Fin.

EN

While waiting for the next article, here’s a slice of life.

I was sitting in a relatively touristic cathedral in Veliko Tarnovo, Bulgaria. Its walls and roof are completely covered in soviet-style paintings, depicting scenes of the country’s history. It’s pretty captivating.

A French family enters. They sit beside me. Two parents, two kids, about 3 and 5 years old. The oldest looks at the walls and wonders. I listen.

« Dad, the people are at war.

Silence.

-Dad, is there a lot of war here?

-Well, there was a lot, yes.

-Dad, why did people make war?

Silence.

-For religion. 

-And Dad, in France, is there war?

-You’re annoying with your questions. »

The end.

Workaway 3 – Çıralı

FR

En Turquie, j’ai fait du Workaway à un deuxième endroit. Cette fois, j’étais avec ma copine, et c’est elle qui a trouvé le petit coin de paradis qui nous accueillerait pendant deux semaines: le village de Çıralı.

Çıralı, c’est un village particulier. Ils ont eu l’électricité en 1984. C’est hot. Pendant longtemps, il n’était occupé que par des nomades qui passaient l’hiver sur le bord de la mer, et une fois l’été brûlant venu, ils montaient en montagne avec leurs bêtes jusqu’à l’automne. Puis plus tard, quelques fermiers d’agrumes s’y sont installés…

MAIS:

  • Le village est magnifique et isolé,
  • Bordé d’une jolie plage de 3 km,
  • Il côtoie le site historique d’Olympos (des ruines de 2-3000 ans),
  • Et des flammes de Chimère (des dizaines et des dizaines de flammes qui sortent de la terre et qui brûlent depuis des milliers d’années).

Donc c’est aujourd’hui assez touristique. En fait, Çıralı c’est maintenant presque exclusivement des petites pensions familiales et des restaurants.

Comme les choses officielles c’est pas la force de la Turquie, le village est presque entièrement illégal. Tout s’est construit rapidement, sans autorisation, et maintenant que le gouvernement commence à zoner le tout, il est majoritairement en territoire protégé (quoi que le village n’est pas à l’abri de riches investisseurs qui voudrait probablement y implémenter de tristes stations balnéaires en donnant de l’argent aux bonnes personnes…). Bref, un endroit en danger d’extinction.

C’est aussi le cas des Caretta Caretta, une espère de tortues marines en danger qui viennent pondre leurs oeufs sur cette plage. D’ailleurs, c’est pour un organisme de protection de ces tortues que nous faisions du bénévolat.

Le matin, 6h, on marchait les 3 kilomètres de la plage, aller-retour, à la recherche de traces dans le sable nous indiquant qu’une mère serait venue pondre pendant la nuit. Ensuite avec une tige de métal, en perçant profondément dans le sable, on cherchait une poche d’air nous indiquant la présence d’un nid.

Une fois trouvé, on posait une cage identifiée dessus pour protéger le nid des méchants touristes.

À la tombée de la nuit, notre travail c’était en gros de patrouiller et dire aux touristes de quitter la plage pour ne pas effrayer les tortues, tout en les éduquant sur le sujet.

Nous faisions le tout en compagnie de deux sympathiques ainés turques qui, en plus de leur travail pendant la journée, faisait la patrouille tous les jours, tous les ans, tout l’été. Bénévolement. Oh, puis d’autres habitants du village se joignaient parfois à nous en support.

Comme Workaway, ça vient toujours avec un paquet d’aventures à rendre jaloux, je vous les lance:

  • On travaillait en moyenne 4-5 heures par jour, 6 jours semaines. On dormait dans une petite tente à effet de serre, pas très glamour. Mais la pension qui nous hébergeait nous nourrissait comme des rois. Et y’avait un canard et des poules qui courraient partout sur leur grand terrain.
  • Un soir, en fin de patrouille, nous avons vu une maman tortue ramper sur la plage! Si grosse. Si belle. Un moment inoubliable.
  • Beaucoup de plage. Beaucoup de soleil. Plusieurs bières sur dite plage, en compagnie de turques bien généreux de leur alcool.
  • Pas d’eau chaude pour la douche, cependant.
  • On a pressé plusieurs centaines de citrons pour faire la meilleure limonade du monde.
  • On s’est fait invité avec une bande de jeunes anglais étudiant la biologie marine pour aller faire une excursion/snorkeling en bateau.
  • On est aussi allé faire griller des guimauves sur les flammes de chimères, avec ces anglais.
  • On s’est fait invités par deux turques à aller découvrir des ruines pas trop loin du village. On a fini avec eux sur une station balnéaire fancy appartenant à leur bon ami, à boire et manger gratuitement des quantités illégales de nourriture.

EN

In Turkey, I did Workaway in a second place. This time, I was with my girlfriend, and she’s the one who found the little piece of paradise that would welcome us for 2 weeks: the village of Çıralı.

Çıralı is a special village. They got electricity in 1984, and that’s pretty cool already. For the longest time, the village was only inhabited by nomads who spent their winter by the sea, and that escaped the boiling summer heat by going up the mountains with their beasts until fall. Then later, some citrus farmers started to settle down there…

BUT:

  • The village is beautiful and nicely isolated,
  • And has a 3 km beach line,
  • And is neighbor to the historical city of Olympos (ruins that are now 2-3000 years old),
  • And is ALSO neighbor to the flames of Chimaera (dozens and dozens of flames coming out of the ground, and that have been burning for thousands of years).

So all this makes it now relatively touristic. In fact, today, Çıralı is pretty much only comprised of family-owned pensions and restaurants.

Official things has never been Turkey’s strength, so the village is almost completely…illegal. Everything was built quickly, with no authorisation, and now that the government is starting to zone things, most buildings are in protected areas. (That being said, “protected area” wouldn’t stop rich investors to build fancy resorts by giving money to the right people…). All in all, it’s an endangered village.

And that’s also the case of the Caretta Caretta, an endangered species of sea turtles that make their nest on the beach of Çıralı. And in fact, I was there to volunteer for a protection program for these turtles.

In the morning, 6am, we started to walk the 3km beach, back and forth, looking for turtle traces in the sand indicating a mother came lay her eggs in the night. Then with a metal stick, piercing deeply in the sand, we looked for air pockets indicating the presence of a nest.

Once we found one, we added a cage with an ID on top of it to protect the nest from evil tourists.

After sunset, our job was to patrol and tell tourists to leave the beach not to frighten the turtles, as well as educating them on the subject.

We were doing all that in company of 2 nice Turkish elders who, on top of their day-job, patrol the beach every day, every year, all summer long. Voluntarily. Oh, and sometimes, other locals joined us for support.

Since Workaway always comes with a bunch of jealousy-inducing adventures, here they are:

  • We worked on average 4-5 hours a day, 6 days a week. We slept in a small, hot tent, which wasn’t too glamour. But the pension hosting us fed us like kings. Oh, and there was a cute duck and lots of chickens running around the large yard.
  • On night, at the end of our patrol, we saw a huge turtle mom crawling up on the beach. So pretty. So memorable.
  • Lots of beach time, lots of sun. Lots of beer on said beach, in company of generous Turks.
  • No hot water for the shower, though.
  • We pressed hundreds and hundreds of lemons to make the best lemonade in the world.
  • We got invited to join a group of young Brits (studying marine biology) on a boat trip to snorkel and explore the underwater fauna.
  • We also went to grill some marshmallow on the flames of Chimaera, with those Brits.
  • We also got invited by two Turks to go and discover some ruins not too far from the village. We finished with them on a fancy resort that their good friend owns, drinking and eating illegal quantities of food.

Overview

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Thé avec Renāte.

FR

Et voilà. Depuis le 21 Décembre 2015, je suis de retour au Québec. J’ai encore beaucoup à dire sur le voyage, et tant de photos à partager, donc je n’arrêterai pas d’écrire. En fait, maintenant que le temps m’est disponible, je vais commencer à écrire plus.

Pour bien clore ce chapitre, j’ai décidé de lister tous les gens qui ont donné toute la saveur à ce voyage. Pour certains, je n’ai passé qu’une poignée d’heures ou de jours avec eux, mais j’aurais tant aimé mieux les connaitre. Pour d’autres, ce sont des gens que je connaissais déjà mais que je rencontrais dans un paysage complètement différent, prouvant une fois de plus que le monde est petit. Des gens intéressants, généreux, qui ont laissés une marque.

Je veux faire cette liste pour m’inonder de souvenirs.

EN

That’s it. Since December 21st 2015, I’m back in Quebec city. However, I still have a lot to say on the trip, and so many pictures to share, so this isn’t the end of this blog. In fact, now that time is available, I’ll start writing more.

To close this chapter, I decided to list all the beautiful, meaningful human beings that I met and that shaped this trip. Some, I only met for a few hours, or a few days, but they left me with a strong desire to know them more. Others, they are people I already knew, but that I was meeting in a completely different landscape, proving once more how small the world can be. Interesting people, generous people. People who left a mark.

I want to make this list to be overflown by memories.

Merci à tous. Thank you everyone.

ICELAND

Halla, Ragnar, what better way to start this trip than in your company, in your lovely little house, in your lovely little country.

FINLAND

Everyone in Oulu, because of you, the city will always feel like a second home. Magalie, Timo, the badmin-crew, Johanna, Marisa, Mika, Isla. Saara and Tuuli also, for enduring me as their flatmate for a few months. The barman from Olohuone. Not forgetting THE cashier from the grocery store.

The Kiuruvesi-clan, it’s always nice to see you all again, both at the reindeer festival with Pauliina, or at the cottage with everyone.

Santa, in Rovaniemi. You’re a real cool man. I’m glad you didn’t go bankrupt.

Karolina, we were the perfect team to make Café Lingua awesome. Your smile could make anyone happy.

Anna, my first couchsurfing host of the trip. I love that you brought me out of the city to make me discover Helsinki. Walking around abandoned buildings with you was very special.

Joonas, Veera, it’s great to be able to trust that through time and distance, we’ll still be able to meet again.

Elisa, I remember when you appeared at the stone church after a last minute invitation to meet-up again in the early morning. There was piano, tea, and lots of talking. It meant a lot to me. I hope our paths will cross again.

Sampo, it felt great to find someone on the same musical wavelength as I.

Nilla…ooooh Nilla. Korean anime and eccentric brothel planning. Need I say more? I hope that this evening won’t leave our memory anytime soon.

Vera, you made me smile again after the shittiest night I had on this trip (thanks to a bunch of drunken English). And then we went on to have some of the best conversations I can remember having with an almost-stranger on this trip.

ESTONIA

Björn, Marieke, I sadly never made my way up to Norway in the end, but I keep nice memories of that beer (and free pickles!) we had, candle-lit in the medieval-themed pub of Tallinn.

Maivi, I remember that even though we met at a meditative tea drinking evening where talking should’ve been limited, we ended up talking quite a lot. Nice time. Also, the tea was a pu-erh pressed with chrysanthemum flowers, wasn’t it? So good.

Mihkel, great couchsurfing host, and I especially remember the guitar-jawharp-accordion trio we did. Somehow, that remained especially carved in memory.

Karoline, though we had met for, what, 1 hour before? It felt so natural and fun to spend that bit of time with you. Let’s play scrabble again, sometimes.

Natalia, I can’t stress how important you were to this trip. This random encounter in Viljandi gave me a taste of Georgian passion and hospitality. I was overwhelmed by how nice you were, and I told the story of our meeting to many, many people around the world.

The whole Murese Talu family, Grianne and Aukje. My first workaway experience. It was warm, intimate, and Grianne, Aukje, I’m so happy that we kept contact. I hope I’ll make it to the Netherlands sometimes so we can walk to a random village (or a bunker) together again.

LATVIA

Hannah, Lisa, you can’t just spend a winter day at the beach building an onion kingdom with anyone. A very special day to me.

Renāte. When you randomly meet someone who likes DakhaBrakha, it’s hard to let go. I still listen to DJ Krankenwagen once in a while!

BELGIUM

Mon oncle, ma tante, mes cousins. Vous m’avez fait découvrir, aimer, et adopter la Belgique, tout en me redonnant un air de chez-nous après quelques mois de voyages.

Cristina, I would’ve never expected that our next meeting would be at my uncle’s place in Belgium. Thanks so much for dropping by.

Cleo, Jewish party animal (;D), thanks for making me part of your Easter celebration. Great time, great food, great people.

Emma. Probably the couchsurfing host where I felt the most at home. You welcomed me like I had been around many times before. It was actually the first time I ever was hosted at someone living with their parents, and it was nice to see how happy they were to have me around too.

The people from Studio 100, thanks for showing me the other side of Wanagogo. I feel honored that you gave me this inside look on the studio, and gave me such a friendly welcome. I share my love for K3 and Kabouterplop with every Dutch/Belgian person I meet!

GEORGIA

Georgia as a whole, madloba. Hospitality is your pride, and you hold up to your reputation.

Mariam, Mariam, Tea, Tamuna, Nana and your brother, Nino-Ana, and the whole staff of Envoy Hostel. The Georgians. You showed me around, fed me with information, made me meet a bunch more of other people, and were all an important part in the great master plan of making me fall in love with your country.

Nurit, Itai, Sebastian, Erik, Johan, Irina, Tatiana, Zara, Oriol, and then a few more. The travellers. We had adventures of every sort and of every length together, as well as hours of just chatting in the hostel and/or in restaurants. I couldn’t list them all here, but you’re all remembered.

ARMENIA

Majid, je ne m’attendais pas à m’arrêter à côté d’un québécois au beau milieu d’une foule de 50 000 personnes, en Arménie!! Un plaisir d’avoir partagé une partie du spectacle de SOAD avec toi.

Olga, our meeting was brief, but you brought some new energy to our little group for an afternoon, which was pretty nice.

TURKEY

Nuri, Rebecca, your friends and family, I already told you, but all of you made me feel part of the Faralya Botanica family. It was a pleasure to contribute to its growth for the little time that I was there, as well as simply spending awesome weeks in your company.

Angela, Wencke. It was lovely doing workaway with you, but our adventure to Paradise beach (with the Italian man and of course, the dog) is definitely what I’ll remember the most. High adrenaline.

Rodney, finance-master, I learned so much from you.

Gabrielle, Thomas. We were meant to meet. We split ways so many times, only to meet again later. Turkey and Bulgaria would’ve been nowhere near the same without you.

BULGARIA

Irina. Talking to you and watching Sherlock in the afternoon while everyone was napping was some of my favorite moments from my time at the farm in Bulgaria.

Tina, Kevin, you’re an inspiring couple. Life-loving. Thanks for being so welcoming, and patient, with all of us. 4 workawayers was intense, but memorable.

Veronika. Je suis si heureux que tu sois retournée vivre en Bulgarie. C’était vraiment bien de t’avoir comme guide et amie, à Sofia. Puis la Bulgarie est bien chanceuse de t’avoir, tu as le don de nous intéresser au pays!

Vincent, Santiago, Julien, Mathilde. Autour de quelques bières et d’une petite table en bois, dans un bar sans électricité, avec l’orage qui tombe dehors autant qu’à l’intérieur. Quelle soirée.

Lou, Laura, je viendrai vous voir en Bretagne c’est promis. C’était bien, cette soirée à l’auberge à discuter assis sur les coussins au sol, autour de nos 2 litres de bière achetés au dépanneur d’en dessous.

ROMANIA

Lorena. Well, you were my favourite part of Bucharest. It’s rare that you end up talking with hostel staff until insanely late in the night as we did.

JAPAN

All the workaway volunteers in Kyoto, the teachers, and of course the kids from the kindergarden. 3 weeks there wasn’t any close to being enough.

Ayaka, thanks to Patricia we met, and you brought my time in Japan to a completely different level. You taught me a lot, we laughed a lot, we talked a lot, I’m happy.

Dany, Satomi, both of your families, thanks for making me part of your wedding, and then part of the trip around Japan.

And finally…

Marita, for your love and patience, for coping with long distance like never before, for welcoming me twice in your home, for joining me twice on the trip. For your indestructible trust. Merci beaucoup.

Ma famille, mes amis, au Québec. Merci de m’avoir attendu, parfois malgré le manque de nouvelles, et je suis heureux qu’on se retrouve maintenant comme si je n’étais parti qu’hier.

 

Workaway 2 – Faralya

FR

Ma deuxième expérience avec Workaway fut en Turquie. Ça m’a d’abord pris un moment me rendre à destination : Un vol via Istanbul, vers Dalaman, où j’ai du prendre un vus vers Fethiye. De là, j’ai demandé à gauche et à droite pour trouver le mini-bus traversant l’horrible station balnéaire d’Ölüdeniz, mais qui me mènerait finalement à travers les montagnes vers le petit village de Faralya. Ooooh, cher Faralya.

Au milieu de nulle part, maintenant entouré de roches et de végétation des plus exotiques, j’ai emprunté le petit chemin de terre menant à Faralya Botanica, l’auberge/retraite de Yoga où j’allais passer 1 mois. La mer Égée brillait à l’horizon. Quel accueil.

Donc, qu’est-ce que j’ai fait là-bas. En gros, beaucoup de travail physique. Du travail sous le soleil brûlant, pour être précis. Mais c’était super. Les propriétaires m’ont rapidement fait confiance, et je sentais que je faisais partie de la business, et partie de la famille. J’avais donc la motivation de m’appliquer pour chaque tâche. Quand je regardais les plantes et les fleurs que j’ai fait grandir avec amour, le système d’arrosage que j’ai bâti pour le jardin et les arbres à fruit, les endroits où j’ai creusé, les mauvaises herbes que j’ai exterminées, je me sentais fier. J’ai aussi cuisiné et fait beaucoup de vaisselle, puis sans oublier les poules que j’ai nourries, tuées, et mangées. Nouvelles expériences, pi toute.

Je travaillais en moyenne 7-8 heures par jour, 5 jours par semaine. C’était parfois intense, mais toujours gratifiant. Je dormais dans une grande tente (je pouvais me tenir debout dedans), et j’étais nourri comme un roi. J’ai vraiment vécu un paquet d’expériences chouettes…

  • Il y avait une plage isolée à 8 minutes de marche, directement sur un chemin de randonnée de 500km, le « Lycean Way ». J’y ai fait du snorkeling, j’ai sauté du haut de grands rochers, j’ai nagé dans la mer alors qu’elle était en colère et j’y ai flotté quand elle se faisait calme, au matin comme à l’aube. L’eau était chaude, claire, salée, remplie de poissons.
  • Les arbres à fruit nous fournissaient en mûres noires, avocats, abricots, prunes, citrons, bibasses, et même du poivre rose. Oh, et tout était recouvert de vignes avec lesquelles ils font du vin chaque année. Dans le jardin poussaient laitues, haricots, aubergines, tomates, piments de toutes sortes, basilic, menthe, mélisse, thym, sauge. Les fermiers locaux nous vendaient leur yogourt, miel, fromages, figues, melons, melons d’eau. Et le propriétaire était chef cuisinier.
  • J’étais entouré d’une faune des plus impressionnantes. Serpents, scorpions, mille-pattes venimeux, et des araignées de la grosseur de la paume de ma main. Et des tortues. ET DES BÉBÉS TORTUES. Le petit garçon en moi était excité.
  • J’ai bu tellement de thé, tellement de cafés turques, à toutes heures du jour.
  • Comme c’était une retraite de Yoga, j’ai fait du yoga pour la première fois, j’ai bu un paquet de jus santés que l’on préparait pour les gens en jeûne, et j’ai même été initié au reiki. Une fois de plus, nouvelles expériences, pi toute.
  • J’ai fait de la randonnée. Même qu’une fois, on s’est perdu en chemin vers une merveilleuse plage secrète, à quelques heures de marche. Le proprio de l’auberge a dû venir nous chercher en bateau. Cependant, pour se rendre à la mer, il a fallu descendre une dangereuse falaise glissante. 50 mètres de haut ? 100 ? En tout cas. Grosse journée.
  • J’ai rencontré de merveilleux hôtes, workawayers, et clients de Turquie et d’à travers le monde. C’était une auberge vraiment sympathique. Le jour de la fête nationale de Québec, nous avons tous célébrés ensemble autour d’un grand feu. Nous avons chanté, dansé, et joué de la musique. Nous avons bu du thé et sauté par-dessus le feu.

Et combien ça m’a couté ce mois au paradis ? 0$. Merci, Workaway.

EN

My second workaway experience was in Turkey. It took me a while to get to my destination: flying to Istanbul, then to Dalaman, then taking a bus to Fethiye. From there, I had to ask my way around to find the mini-bus that would lead me through the horrible resort town of Ölüdeniz, only to finally hit the snaky mountain road that lead me to the small, small village of Faralya. Sweet, sweet Faralya.

In the middle of nowhere, now surrounded by rocks and vegetation I had never seen before, I walked the dirt road to Faralya Botanica, the guest house/yoga retreat where I would spend 1 month. The Aegean sea was shining brightly in front of me. What a welcome.

So, what did I do there. I did a lot of work. I did a lot of physical work under the burning sun, to be precise. I was given a lot of trust and responsibilities by the owners, who really made me feel part of the business, part of the family. It made me want to push myself and make every little job matter. By looking back at the flowers and plants I raised with love, the watering system I set up for the garden and fruit trees, the places I dug, the weed I cleared, I felt proud. There was a lot of cooking and dishwashing, too. Oh, not forgetting the chickens that I took care of, but then killed, and ate. Talk about a new experiences.

I probably worked on average 7-8 hours a day, 5 days a week. It was sometimes intense, but always rewarding. I was hosted in a cozy big tent (the kind you can stand up in), and fed like a king. Now’s the bragging part. The cool things I was able to experience.

  • We had an isolated beach 8 minutes away, straight on the Lycean Way hiking trail. The water was hot, clear, salty, filled with fish. I snorkelled, I jumped from high rocks, I swam the sea when it’s REALLY angry and when it’s as flat as a pancake, in the morning and at sunset.
  • Fruit trees gave us mulberries, avocados, apricots, plums, lemons, loquats, and even pink pepper. Oh, and the whole place was covered in grapes they use to make awesome wine every year. The garden had lettuce, beans, cucumbers, eggplants, tomatoes, peppers, chilis, basil, mint, lemon balm, thyme, sage. Local farmers provided us with yogurt, cheese, honey, figs, honeydew melons, watermelons. And the owner was a chef.
  • I was surrounded by the craziest fauna. Snakes, scorpions, poisonous centipedes, and spiders the size of the palm of my hand. Oh, and turtles. AND BABY TURTLES. The little boy in me was excited.
  • I drank so much tea. So much Turkish coffee. At every hour of the day.
  • Being a yoga retreat, I did yoga for the first time ever, drank an insane amount of healthy juice we made for people fasting, and I even became a reiki apprentice. Once again, talk about a new experiences.
  • I hiked. We actually got lost once, on the way to some amazing secret beach a few hours away. The owner had to come get us with his boat. Except to get to the sea, we had to climb down some dangerous slippery cliff. 50 meters? 100 meters? Anyway. What a day.
  • I met amazing hosts, Workawayers and guests from Turkey and the world. It was a guesthouse with a very friendly feel. On Quebec’s national holiday, we all celebrated together around a giant fire. We sang, we danced, and played music. We drank tea and jumped over the fire.

How much money did I spend during this month in paradise? 0$. Thank you, Workaway.

Only in Georgia – Part 2

DAT time I came back to the best hostel in the world after 10 hours of mini-bus, and I found this heartwarming message.

DAT time I came back to the best hostel in the world after 10 hours of mini-bus, and I found this heartwarming message.

FR

J’ai quelques autres petites histoires intéressantes/surprenantes que j’ai notées au cours de mon passage en Géorgie, cette fois, orientées sur la vie quotidienne des habitants.

L’hospitalité, c’est une des grandes fiertés géorgiennes, et je l’ai constaté à plusieurs reprises. Une fois, nous avons loué un petit appartement via AirBNB, et la douche ne fonctionnait pas. J’ai écrit aux proprios pour leur demander d’y jeter un coup d’œil. Quelques minutes plus tard, ils étaient à notre porte pour réparer le tout…et il était minuit !

Les arméniens ont aussi l’hospitalité à cœur. Un homme m’a raconté qu’il a un jour demandé des directions à un Arménien, et en réponse, l’Arménien s’est empressé de lui expliquer, d’appeler un taxi, et il a même payé pour! Je me suis longtemps demandé si tout ça était trop beau pour être vrai, jusqu’à ce qu’un jour, en faisant une petite épicerie en Géorgie, un Géorgien s’est lancé devant moi à la caisse. Il a rapidement discuté en Géorgien, et a payé pour notre  nourriture. ET, c’est même arrivé une deuxième fois, quand un prêtre devant nous a pointé notre pain, parlé à la caissière, et a payé pour.

Les gens aiment sincèrement aider les touristes. Une jour, je demandais les directions pour me rendre dans une autre ville. Quelqu’un a arrêté un mini-bus qui passait, et a demandé au chauffeur s’il pouvait faire un arrêt dans cette ville pour moi !

Si vous avez un long voyage de bus à faire, pas besoin de grandes préparations. Les chauffeurs s’arrêtent en chemin pour que les passagers achètent de la nourriture (souvent, les meilleurs spécialités locales). Les chauffeurs s’arrêtent aussi occasionnellement pour discuter un peu s’ils rencontrent des amis en chemin. Même qu’une fois, bien que je ne sois pas 100% sûr de ce qui s’est passé, je crois que le chauffeur et son ami sont allés derrière le bus pour prendre un shooter de chacha, un fort brandy fait de raisins.

Ah le chacha. Les Géorgiens aiment bien faire des toasts avec le chacha. Tout le monde qui va en Géorgie a sa propre histoire un peu folle qui inclue du chacha. Une fois, ma copine et moi nous sommes rendus dans le salon de notre auberge pour prendre une tasse de thé. Bien relax. Ce n’était pas exactement le plan de notre hôte cependant…Deux verres de vin, deux shooters de chacha, et quelques heures plus tard, nous retournions à notre chambre bien saouls.

Oh, et a Batumi, il y a une FONTAINE de chacha qui coule tous les soirs, où les alcooliques locaux se rassasient gratuitement.

Les mini-bus en Géorgie sont ce qu’ils appellent des marshrutkas, un super restant de l’époque communiste. Les marshrutkas sont plus comme des taxis que des bus, mais ils suivent (habituellement) un chemin fixe entre deux villes, ou à l’intérieur d’une ville. On peut les arrêter n’importe où d’un signe de main, et débarquer où on veut. Le prix (payer à la sortie) dépend de la distance parcourue, mais c’est très peu cher. On peut facilement payer 5$ seulement pour quelques heures de route.

Okay, quelques autres petits points divers pour en finir avec la Géorgie :

  • On peut acheter tout sur les trottoirs de Tbilisi. Des herbes fraiches, des cintres, et même l’accès à une balance. Genre, tu paies, tu te pèses, tu t’en vas.
  • Il est impossible de manquer de sacs de plastique en Géorgie. Tout est sur-emballé.
  • Les Géorgiens portent des manteaux épais, dehors, quand il fait 25° et que toi, tu sues abondement en t-shirt.
  • Beaucoup de vieilles grand-mères portent exclusivement des vêtements noirs suite à la mort de leur mari (ou d’un proche).
  • J’ai remarqué que plusieurs Géorgiens couvrent leur visage d’un foulars ou de leur main dans les endroits publics, particulièrement les bus et les métros. Une peur répandue des germes ?
  • Vous vous êtes déjà demandés pourquoi les gens boivent dans des cornes ? J’ai trouvé une réponse en Géorgie. Une fois que les cornes sont remplies d’alcool, il est impossible de les poser sur la table sans les vider. Il faut donc boire, beaucoup boire !
  • L’anglais n’est pas encore communément parlé en Géorgie. Cependant, beaucoup d’enfants me criaient « HELLO ! » dans les rues quand ils me voyaient. Ils veulent vraiment apprendre et pratiquer !
  • Dans le petit village montagnard de Mestia, des enfants m’ont pointé avant de se retourner et rire. C’est aussi arrivé à un homme que j’ai rencontré là-bas. Nous avons tous deux les cheveux longs.
  • Dans ce même village, comme dans plusieurs autres, l’internet, l’électricité et l’eau sont toutes des ressources dont la disponibilité varie. Ils faut donc pas trop en dépendre.

EN

Let me now tell you more things about the Georgian way of life. Once again, these are surprising/interesting events that I noted down while I was there.

Hospitality is one of Georgian’s greatest pride, and I encountered it in many forms. Once, we rented a flat through AirBNB. Turns out the shower had some issues, so I wrote to the owners asking if they could have a look at it. A few minutes later, they rushed to the flat to fix it…at midnight!

To be fair, hospitality is as much of a big thing in Armenia. I met a guy who asked for directions to an Armenian, and the local went as far as helping with the directions, getting a taxi for him, and then paying for it! I had a hard time believing the story at first…until I went to a shop in Georgia to buy some small groceries, went to the cashier, and then a local just went in front of me, quickly talked in Georgian to the cashier, and sneakily paid for our food. AND, that happened a second time, when a priest in front of us in the line paid for our bread.

People generally really go out of their way to help you. Once, for example, I was asking around for directions to another city. Someone actually stopped a mini-bus to ask the driver if he could make a stop in that city for me.

If you have a long bus ride to make, no need for big preparations. Georgian drivers stop on the way for people to buy food (which is often the best local specialties). The driver may also occasionally stop for a chat if they pass by a friend. And once, though I’m not 100% sure what they were doing behind the bus, I have a feeling the driver and his friend took a shot of chacha, a strong brandy made from grapes.

Speaking of which, Georgians are very fond of making a (or several+) toast(s) with chacha. Everybody going to Georgia has at least one chacha story that went a bit overboard. Once, my girlfriend and I went to the living room of our guest house to have some tea. You know, a relaxed evening. That wasn’t our host’s plan however…as we later walked back to our room drunk, with two glasses of wine and two shots of chacha down our stomach.

Oh, and in Batumi, there’s a freaking chacha fountain that spouts free chacha every night. A perfect meeting spot for the local alcoholics.

Mini-busses in Georgia are what they call marshrutkas, one of the best things the USSR brought to the world. They are slightly more like taxis than actual busses, except they (usually) follow a fixed path within a city or between cities. You can stop them anywhere on the street, hop in, and hop out whenever needed. The price (paid upon exit) usually depends on the distance. But they are cheap. You can easily pay under 5$ for a ride of a few hours.

Okay, let’s throw some more unrelated observations now, to be done with Georgia:

  • People sell everything on the sidewalks in the streets of Tbilisi. Fresh herbs, clothes hanger, and even a one-time use of a scale to weigh yourself.
  • It’s impossible to lack plastic bags in Georgia. They overpack everything.
  • Georgian people wear thick jacket outside when it’s 25° and you’re heavily sweating in t-shirt.
  • Lots of old grandmas can be seen wearing only black clothes. They wear those after their husband (or someone beloved) die.
  • I’ve seen a relatively high amount of people covering their face in public space with a scarf, or with their hand. Mostly in busses, or in the metro. Fear or germs, maybe?
  • Ever wondered what drinking horns are for? Georgia gave me an answer for it. The whole point of drinking horns is that once they have alcohol in them, you can’t put them down on the table until they are empty! So drink away!
  • English is still not spoken too much in Georgia, especially out of the capital. However, I had so many children shouting HELLO! to me the moment they saw me. They really want to learn and practice!
  • In the remote mountain village of Mestia, I had kids pointing at me, and then turning back to their friend laughing. That actually happened to another guy I met later. Both of us had long hair.
  • In that same village, like in many other, internet, water and electricity are resources that come and go. It’s great not to rely too much on them.

Only in Georgia – Part 1

Downtown Tbilisi

Downtown Tbilisi

FR

La Géorgie fut pleine de surprises. Pendant mes 6 semaines là-bas, j’ai noté les événements et les histoires qui m’ont marqués. Et il y en a un tas!

Cette première partie traite d’un élément particulièrement marquant de la Géorgie : le trafic

Les gens conduisent de façon un peu chaotique. Genre, plus que dans les Balkans, et plus qu’en Turquie. En voiture ou en mini-bus, on se sent très, très vivant. Les conducteurs sont impatients, ils roulent vite, Ils serpentent à travers les nids-de-poule, ils klaxonnent pour dire « Tasse-toi! », ils klaxonnent pour annoncer un dépassement, et ils klaxonnent même pour dire « Bonjour! ». Oh, et ils dépassent même s’il y a une voiture qui vient rapidement à sens inverse.

Les passages piétonniers, bien qu’ils existent dans les grandes villes, sont ignorés. Les gens traversent partout, dès qu’il y a une opportunité. Ça implique donc de courir entre deux voitures pour rejoindre l’autre côté de la rue.

Les clignotants sont utilisés de façon aléatoire (souvent pas). J’ai vu des voitures rouler avec les 4 clignotants allumés sans raison.

J’ai un jour vu en direct un accrochage entre deux voitures. Il a semblé naturel pour les deux conducteurs de continuer leur chemin sans y porter attention.

Il y a rarement des ceintures de sécurité sur la banquette arrière des voitures. J’ai aussi vu plusieurs conducteurs de mini-bus sans ceinture, ou encore qui la passent par-dessus leur épaule gauche pour avoir l’air de la porter. La  mentalité “Les vrais hommes portent pas de ceinture” subsiste chez certains.

Il y a des policiers partout. Ils gardent leurs phares allumés constamment, et ils crient dans leur mégaphone lorsqu’il y a beaucoup de trafic. J’ai demandé à un géorgien ce qu’ils crient. En gros, c’est « Allez! Tassez-vous! Plus vite!”

Il y a beaucoup, beaucoup de conducteurs de taxi en Géorgie. Je doute qu’ils aient besoin d’une accréditation particulière autre qu’un signe « Taxi » sur le toit de la voiture. Ils sont peu dispendieux, et les prix sont négociables avant le départ.

Il y a même un moment où le conducteur a simplement enlevé son signe « Taxi » alors qu’on approchait du centre-ville. Louche.

La source principale d’énergie en Géorgie, c’est le gaz naturel. Dans les villages, il y a souvent des tuyaux de gaz tout le long de la route. On peut s’imaginer qu’il y a eu plusieurs collisions entre les voitures et les tuyaux. Maintenant la question est : « Est-ce que ça cause une explosion gigantesque? » Heureusement, non.

Aussi, plusieurs voitures en Géorgie ont été modifiées pour fonctionner au gaz naturel. C’est beaucoup plus économique ainsi. Pour ce faire, le réservoir de gaz est placé dans la valise. C’est un peu choquant aux premiers abords, particulièrement lorsqu’on m’a dit que tout le monde doit sortir de la voiture et rester à distance pendant qu’on remplit la bombonne. Maintenant la question est : « Est-ce qu’une collision cause une explosion gigantesque? » Heureusement…en fait, j’espère que non.

EN

Georgia was full of surprises. During the 6 weeks I was there, I noted the events and stories that left a mark on me. And there’s a lot of them.

This first part is about one of the very memorable aspect of Georgia: the driving.

It’s…kind of crazy. Crazier than in the Balkans, or than in Turkey. It makes you feel very, very alive. People are impatient, they drive fast, they snake around potholes, they honk to say “Fuck off”, they honk to say “I’m going to overtake”, and they even honk to say “Hi!”. Oh, and they constantly overtake even if there’s traffic coming the opposite way.

Pedestrian crossings, though they exist in big cities, are mostly ignored. People cross wherever, whenever there’s an opportunity. You have to jump between cars any time you want to reach the other side of the street.

Blinkers are useless decorations, and I’ve seen people driving with the 4 blinkers on for no reason.

I once saw a minor collision between two cars. It seemed very natural for both drivers to keep going with their lives without paying attention to it.

Seatbelts are non-existent on the back seat of cars, and I’ve noticed many Mini-bus drivers drive without a belt, or even with the belt just over their left shoulder, to look like they have it. There’s still a bit of a “Real men don’t wear seatbelts” mentality.

There are police cars everywhere. They always have their flashy lights on, and they’re often shouting in their megaphones, especially when there’s lots of traffic. I once asked a Georgian what they are shouting. Basically, it’s “Move! Go faster!”

Taxi driver is a very, very common job in Georgia. Taxis don’t seem to need a special accreditation other than a taxi sign on top of the car. They usually are pretty cheap, and fares can (should) be negotiated,

I once had a taxi driver who removed the taxi sign on top of the car when we got in the city center. Shady.

Gas is the main source of energy in Georgia. In villages, there often are gas pipes running alongside the road. You’d imagine there have been quite a few collisions between cars and those pipes. The big question is: “Does it cause gigantic explosions?” Luckily, no.

Many cars in Georgia have also been modified to work on gas instead of petrol. It’s much cheaper. The gas tank is placed directly in the trunk. It’s quite shocking at first, especially when you’re told everyone needs to get out of the car and step away while they are filling it. The big question is: Does it cause gigantic explosions upon collision? Luckily…well, I hope not.

Des mots

Kuaför, coiffeur...Il y a des mots qu'on n'a pas besoin d'apprendre.

Kuaför, coiffeur…Il y a des mots qu’on n’a pas besoin d’apprendre.

FR

Avant d’aller dans un pays où je vais passer un temps considérable, j’essaie d’apprendre une banque de mots et de phrases courtes dans la langue locale. Ça rend la vie plus facile, et ça ouvre tellement de portes.

Avec le temps, j’en suis venu à bâtir une liste assez efficace. Ça peut sembler beaucoup, mais avec un peu de répétition quotidienne, ça s’ancre bien dans la mémoire. Après, il ne suffit que de les utiliser autant que possible avec les habitants locaux!

La voilà, en ordre d’importance: 

Bonjour | Bon Matin | Bonsoir | Bonne nuit | Au revoir | Santé!

Oui | Non | Merci (Beaucoup) | De rien | Excusez-moi | Désolé

0 à 12 | 20 | 100 | 1000

Je ne comprend pas | Comprends-tu? | Je ne sais pas | Sais-tu? | Parles-tu français\anglais\langue locale

Où est | Quand | Combien (prix) | Combien (quantité) | Pourquoi | Parce que | Quoi | Qu’est-ce que c’est

C’est | Bon | Mauvais | Petit | Gros | Un peu | Beaucoup

Garçon | Homme | Fille | Femme

J’aime | Tu aimes | Je t’aime | C’est beau!

Maintenant | Plus tard | Aujourd’hui | Demain | Ici

Chat

EN

Before going to a country where I’ll be for a considerable amount of time, I try to learn a bunch of words and sentences in the local language. It makes life easier, and opens a lot of doors.

Over time, I built a list which I find quite exhaustive and efficient. It may look like a lot, but with a bit of daily practice, it gets into your head. And then, it’s just a matter of using them as much as possible with locals!

So, here it is, starting with the most important ones:

Hello | Good morning | Good evening | Good night | Goodbye | Cheers!

Yes | No | Thank you (Very much) | You’re welcome | Excuse me | Sorry

0 to 12 | 20 | 100 | 1000

I don’t understand | Do you understand? | I don’t know | Do you know? | Do you speak French\English\Local language

Where is | When | How much | How many | Why | Because | What | What is this

It’s | Good | Bad | Small | Big | A bit | A lot

Boy | Man | Girl | Woman

I like | You like | I love you | This is beautiful

Now | Later | Today | Tomorrow | Here

Cat